À l’heure de l’apéritif, l’illusion est tentante : troquer les traditionnelles tuiles salées contre des chips de crevettes, en espérant faire un choix plus “light” ou plus naturel. Pourtant, derrière leur légèreté en bouche se cache une réalité industrielle bien différente. Décryptage d’un faux ami de nos buffets, avec la diététicienne Alexandra Murcier.
Une composition qui cache son jeu : où sont les crevettes ?
Ne vous fiez pas à leur nom évocateur. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces amuse-bouches ne sont pas une source de nutriments marins. Alexandra Murcier nous alerte d’emblée sur leur fabrication.
“Les chips de crevettes contiennent en général une très faible proportion de crevettes. C’est un produit ultra-transformé, elles sont souvent faites à base de fécule de pomme de terre ou de tapioca”.
De plus, leur mode de cuisson traditionnel n’arrange en rien leur profil nutritionnel. L’experte rappelle qu'”elles sont généralement frites, ce qui augmente leur apport en matière grasse et donc l’apport calorique“, leur conférant ainsi une densité énergétique particulièrement élevée.