Sous leur texture soufflée et croustillante, ces chips cumulent plusieurs défauts majeurs pour la santé si elles sont consommées en excès. Selon notre diététicienne, les pièges sont nombreux :
- Une bombe de sodium : “Elles sont très salées, ce qui augmente le risque cardiovasculaire sur le long terme” ;
- Des graisses pointées du doigt : “Elles sont trop riches en lipides, et ce sont souvent des lipides de mauvaise qualité qui sont utilisés pour les fritures” ;
- Un cocktail industriel : “Elles contiennent souvent des additifs alimentaires” ;
- Un profil nutritionnel vide : “Ce n’est pas parce qu’elles sont aux crevettes qu’elles apportent des protéines, et elles sont pauvres en vitamines et minéraux”.
Enfin, leur texture très aérienne joue des tours à notre satiété. L’experte souligne qu'”elles sont peu rassasiantes” et que “le sel augmente l’appétit”, une combinaison qui pousse inévitablement à vider le paquet sans s’en rendre compte.
Duel de l’apéro : chips de crevettes vs chips classiques
Si l’on compare ces deux stars de l’apéritif, le verdict est sans appel : les chips asiatiques ne surclassent pas les paquets traditionnels.
“Elles sont en général comparables en termes de sel et d’apport calorique aux chips classiques. Elles sont parfois un peu moins caloriques, mais cela reste un produit ultra-transformé”.
Remplacer les unes par les autres dans l’espoir de faire un geste pour sa ligne ou sa santé est donc un calcul erroné. Les deux produits se situent globalement sur le même plan nutritionnel.
Comment les consommer sans culpabiliser ?
Faut-il pour autant les bannir définitivement de nos tables ? Heureusement, non. Tout est une question de mesure et de fréquence. La diététicienne se veut rassurante et prône l’équilibre avant tout.
“Ce n’est ni un aliment santé, ni un aliment à bannir. Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, elles peuvent être consommées de temps en temps, mais pas trop fréquemment. Il faut que leur consommation reste occasionnelle, comme les autres types de gâteaux apéritifs”.