De l’institutrice à la maman
Je n’avais pas prévu d’adopter. Je vivais seule, je consacrais mes journées à mes élèves… mais l’amour ne demande pas la permission. Il s’impose quand il devient une évidence.
Quelques semaines plus tard, après des démarches administratives interminables et des nuits blanches à douter de moi, Mathis et Léo emménageaient chez moi. Ils m’ont appelée « Maman » un peu timidement… et je n’ai jamais ressenti un attachement plus profond.
Élever deux enfants meurtris n’est pas un conte de fées. Il y a eu des cauchemars, des colères, des larmes pour des crayons cassés ou des biscuits brisés. Mais il y a aussi eu des rires, des câlins, des batailles de boules de neige et des dessins pleins d’affection.
De garçons fragiles à hommes accomplis

Le jour de leur remise de diplôme, je les ai entendus crier « On t’aime, Maman ! », et j’ai su que chaque doute, chaque fatigue avait trouvé son sens.
Mais ce n’était que le début.
voir page suivant