Offrir à manger.
Offrir du respect.
On me demande parfois : « Tu ne le regrettes pas ? »
« Ça ne te fait pas mal de te souvenir de ce qui s’est passé ? »
Je leur réponds honnêtement : « Si, ça fait mal. »
Il y a des souvenirs qui restent vifs. Mais la douleur est moins intense qu’avant.
Car j’ai compris quelque chose que personne ne m’a appris dans ma jeunesse : la vie ne s’arrête pas quand on perd ce qu’on croyait sûr.
Parfois, elle commence là.
Je me lève encore tôt.
Je pense à cuisiner de mes propres mains.
J’accueille encore chaque invité comme si c’était le premier.
Mais quand on me dit : « Quelle chance tu as eue de survivre à tout ça… »