Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, se présente volontiers comme le « premier contribuable de France ». Mais la justice administrative vient de rappeler que ce statut n’empêche pas les redressements salés. La cour administrative d’appel de Paris a tranché, et la note grimpe à plusieurs dizaines de millions d’euros. Reste à savoir comment le patron de LVMH avait construit ce montage fiscal, et ce qu’il lui coûte réellement aujourd’hui.
Tout part d’un schéma bien connu des grandes fortunes françaises : empiler des sociétés holdings les unes sur les autres pour organiser la détention de son patrimoine et, au passage, alléger la facture fiscale. Bernard Arnault avait eu recours à ce type de montage, un procédé que l’administration fiscale surveille de très près depuis plusieurs années.
Le fisc a estimé que cette architecture juridique servait avant tout à minorer artificiellement l’impôt dû par le milliardaire. Un contrôle a donc été déclenché, débouchant sur un redressement fiscal conséquent, contesté ensuite devant les tribunaux administratifs. Ce type de dossier n’est pas isolé : d’autres grandes fortunes françaises ont vu leur patrimoine scruté ces derniers mois par les autorités compétentes.
La question de la fiscalité des ultra-riches reste un sujet brûlant en France, alors que les débats sur une hausse des impôts ciblant les plus hauts revenus n’ont cessé de refaire surface ces dernières années. Le nom d’Arnault revient d’ailleurs régulièrement dans ces discussions, tant sa fortune personnelle cristallise les tensions autour de la justice fiscale.