La force d’une mère au bord de l’eau.

La force d’une mère au bord de l’eau.

Sous le soleil africain, la rivière scintillait paisiblement, sa surface à peine troublée par les ondulations et les reflets de corps imposants se mouvant avec une grâce ancestrale. Le long des rives du fleuve Chobe, au Botswana, les éléphants se rassemblaient comme ils le faisaient depuis des générations : ils s’abreuvaient, se rafraîchissaient et apprenaient à leurs petits à survivre dans un monde à la fois magnifique et impitoyable.

Parmi elles se trouvait une mère avec son veau.

Il n’avait que quelques semaines, encore tout rond et peu développé, ses jambes encore un peu instables, son torse un mystère espiègle qui semblait souvent avoir sa propre volonté. Tout au monde était nouveau pour lui : la sensation de la boue humide entre ses orteils, le poids de l’eau contre sa peau, l’écho des éclaboussures et le grondement sourd autour de lui.

Et comme tous les enfants, il était animé par la curiosité.

La piscine était irrésistible.