Après des semaines de débats à l’Assemblée nationale, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a finalement été approuvé le 16 décembre 2025. Parmi les décisions votées figurait le report de l’augmentation des allocations familiales pour le deuxième enfant, âgé de 14 à 18 ans, qui entrera en vigueur le 1er mars 2026.
Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur les budgets. En France, selon un rapport de l’INSEE publié en 2024, 6,4 millions de familles perçoivent des prestations familiales d’un montant moyen de 1 670 € par an. Ces prestations comprennent les allocations familiales, qui constituent un véritable soutien pour les familles qui les reçoivent. Toutefois, à compter du 1er mars 2026, la majoration pour le deuxième enfant sera modifiée. Estimée à une augmentation de 18,88 €, 37,77 € ou même 75,53 € par mois, cette allocation, auparavant accordée au deuxième enfant dès l’âge de 14 ans, ne sera désormais effective qu’à partir de ses 18 ans. Cette mesure a été approuvée lors de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) le 16 décembre 2025.
Présentée comme « logique » par le gouvernement, cette réduction était justifiée par une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publiée en 2023, qui « remettait en question une différence de coûts engendrés par les enfants de moins de 14 ans et ceux de plus de 14 ans » et « recommandait de maintenir le seuil d’âge à 18 ans ». Cependant, de nombreuses voix se sont élevées contre cette mesure, que l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) considère comme une « soustraction au volet Famille de la sécurité sociale », déguisée en financement du nouveau congé parental.
Un manque à gagner pouvant atteindre 3 625,44 € sur quatre ans.
Lors de la présentation de ce projet, plusieurs associations et organisations ont protesté contre « l’appauvrissement des familles », alors même que les enfants coûtent « plus cher » aux parents. À 14 ans, âge d’entrée au lycée, l’UNSA constate « une augmentation significative des dépenses », notamment pour l’alimentation (les adolescents consomment autant que les adultes), l’habillement, les transports et « le matériel numérique essentiel, en particulier pour la formation professionnelle ». Cette mesure permettrait d’économiser 200 millions d’euros par an, mais représenterait une perte réelle de prestations pour les bénéficiaires.