Même à la fin, abandonné, souffrant, sachant exactement qui était resté et qui s’était enfui, mon fils a choisi la justice.
Il a choisi la bonté.
Il ne nourrissait aucune rancune. Il remerciait ceux qui ne l’avaient pas laissé mourir seul.
J’ai élevé un homme bien.
C’est cette certitude qui me donne la force d’avancer. Il me manque chaque jour. Le silence qu’il a laissé derrière lui est assourdissant, et la douleur me submerge encore par vagues qui me coupent le souffle.
Mais sous cette tristesse se cache la fierté : une fierté infinie et inébranlable.
Mon fils a vécu avec sagesse, empathie et une dignité sereine.
Et il a gardé tout cela en lui jusqu’au dernier moment.